Observatoire du médicament, des dispositifs médicaux et de l'innovation thérapeutique

Pharmacies d'officine

Pharmacies d'officine

L'arrêté du 23 mars 2020 et le décret du 11 Mai 2020, prescrivent les mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire. Une fiche du ministère des solidarités et de la santé à destination des pharmaciens est disponible ici.

Télésoin :
Le pharmacien pourra désormais accompagner ses patients par vidéotransmission pour :
- Entretien pour les patients sous AVK/AOD et les patients asthmatiques traités par corticoïdes inhalés
- Bilan partagé de médication
Elles sont conditionnées à la réalisation préalable, en présence du patient, d'un premier entretien de bilan de médication ou entretien d'accompagnement d'un patient atteint d'une pathologie chronique par le pharmacien. Pour les patients présentant une perte d'autonomie, la présence d'un aidant est requise. Les pharmaciens d'officine sont autorisés à facturer à l'assurance maladie les honoraires correspondant aux actions réalisées (Arrêté du 18 mai 2020 complétant l'arrêté du 23 mars 2020).

Masques non sanitaires :

L'arrêté du 25 avril 2020 autorise les pharmacies d'officine à vendre des masques non sanitaires fabriqués selon un processus industriel et répondant aux spécifications techniques applicables. L'ordre des pharmaciens a fait un communiqué de presse à ce sujet ici. ANSM a publié un avis sur la place des masques alternatifs en tissus dans le contexte de l'épidémie de covid 19 (24/03/2020) ici.

Masques chirurgicaux :

Retrouvez le communiqué de presse de l'ordre des pharmaciens, les syndicats (FSPF et USPO) et les syndicats de groupements (FEDERGY et UDGPO) sur la vente des masques chirurgicaux par les officines ici.  Le décret du 2 mai 2020 prescrit les mesures en lien avec la vente des masques de type chirurgical à usage unique (répondant à la définition de DM) et fixe un prix de vente maximum de 95 centimes d'euros toutes taxes comprises par unité, quel que soit le mode de distribution, y compris en cas de vente en ligne.
Sortie de confinement : nouvelles directives pour la distribution des masques du stock d'État : (Arrêté du 18 mai 2020 complétant l'arrêté du 23 mars 2020).
En prévision de la sortie du confinement, la DGS a actualisé ses directives, applicables le 11 mai 2020, relatives à la distribution du stock d'État des masques sanitaires (FFP2 et chirurgicaux), dans cette fiche professionnels de ville. Les quotas de distribution sont revus à la hausse et la distribution de ces masques s'applique désormais à d'autres professions de santé (paramédicales, chirurgiens dentistes et professionnels en charge des tests nasopharyngés COVID-19) et à certaines catégories de patients, sur prescription médicale (malades, personnes contacts et à très haut risque médical, par exemple immunodéprimés sévères). Pour les masques FFP2, l'approvisionnement reste tendu et leur distribution est priorisée pour certains professionnels intervenant sur les voies respiratoires. Une révision des publics pouvant bénéficier de ces masques est prévue chaque semaine.
En appui de la fiche du ministère, l’Ordre National des Pharmaciens apporte quelques compléments d’informations (08/05/2020) sur la distribution des masques (tableau des dotations par cible), la traçabilité, l'évolution prochaine de la réception de la dotation en masques du stock d’Etat et les conseils de dispensation (site du Cespharm).

Baisse de TVA de 20 % à 5,5 % sur les gels et les solutés hydroalcooliques (SHA) :
Le décret du 11 mai 2020 modifie le décret du 23 mars qui encadrait les prix de ces produits au début de la période de confinement en prenant en compte la baisse de TVA de 20 % à 5,5 % sur les gels et les solutés hydroalcooliques. Les prix de vente maximaux prévus sont applicables quel que soit le mode de distribution, y compris en cas de vente en ligne. Ils n'incluent pas les éventuels frais de livraison. Les dispositions sont également applicables à la vente lorsqu'elle est destinée à des utilisateurs finaux autres que les consommateurs.

Substituts nicotiniques :
La dispensation par les pharmacies d'officine de spécialités contenant de la nicotine et utilisées dans le traitement de la dépendance tabagique est limitée au nombre de boîtes nécessaire pour un traitement d'une durée de 1 mois. Le nombre de boîtes dispensées est inscrit au dossier pharmaceutique, que le patient ait ou non présenté une ordonnance médicale.
La vente par internet des spécialités mentionnées à l'alinéa précédent est suspendue.
L’ANSM rappelle les risques liés aux substituts nicotiniques ici, notamment pour les non-fumeurs. Leur accès doit être réservé aux personnes qui en ont besoin dans le cadre d’un sevrage tabagique (contre-indiqués chez les non-fumeurs, avec risques d'effets indésirables et de dépendance). Les substituts nicotiniques ne doivent pas être pris pour prévenir ou traiter une infection par le coronavirus.

Dispensation du paracétamol et des AINS :
Afin de garantir leur disponibilité, les pharmaciens pourront délivrer sans ordonnance 1 seule boite de paracétamol (500 mg ou 1 g) par patient ne présentant aucun symptôme, ou 2 boites (500 mg ou 1 g) en cas de symptômes (douleurs et/ou fièvre). La vente sur internet des médicaments à base de paracétamol, d’ibuprofène et d’aspirine est suspendue. Toute dispensation, même sans ordonnance, devra être inscrite dans le Dossier Pharmaceutique (plus d'informations : site de l'ANSM).

Compléments alimentaires formulés à base de plantes à visée anti-inflammatoire et immunomodulatrice :
L'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) met en garde contre la consommation de certains compléments alimentaires formulés à base de plantes à visée anti-inflammatoire et immunomodulatrice. Retrouvez l'avis ici.
Plantes immunomodulatrices et anti-inflammatoires : échinacées, griffe du chat (liane du Pérou).
Plantes anti-inflammatoires : réglisse, saule, reine des prés, bouleau, peuplier, verge d'or, polygalas, harpagophytum, curcuma, plantes des genres Boswellia et Commiphera.

Renouvellement exceptionnel de traitement chronique par les pharmaciens (officine, PUI, prestataires de service et distributeurs de matériels) :

Un arrêté autorise les pharmaciens à renouveler une ordonnance expirée dans le cadre d'un traitement chronique et lorsqu'un patient est dans l'impossibilité de consulter son médecin, jusqu'au 11 juin 2020. La délivrance peut être assurée pour une période ne pouvant excéder 28 jours. Les pharmacies d'officine ainsi que les PUI réalisant une activité de rétrocession sont concernées (dont médicaments sous ATU pour les PUI). Le pharmacien est tenu d’informer le médecin de cette délivrance exceptionnelle. (Arrêté du 23 mars 2020).
- Les pharmaciens d'officine peuvent renouveler, dans le cadre de la posologie initialement prévue, la délivrance des médicaments contenant des substances à propriétés hypnotiques ou anxiolytiques, à condition que ces médicaments aient été délivrés au patient depuis au moins trois mois consécutifs. La délivrance ne peut être assurée pour une période supérieure à 28 jours. Elle est renouvelable jusqu’au 11 juin 2020. Le pharmacien en informe le médecin.
- Dans le cas d'un traitement de substitution aux opiacés d'au moins trois mois à base de méthadone (gélules, sirop ou comprimés), lorsque la durée de validité de la dernière ordonnance est expirée et afin d'éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient, les pharmacies d'officine dont l'officine est mentionnée sur la prescription peuvent, après accord du prescripteur, dispenser, dans le cadre de la posologie et des modalités de fractionnement initialement définies par le prescripteur, un nombre de boîtes par ligne d'ordonnance garantissant la poursuite du traitement. La délivrance peut être assurée pour une période ne pouvant excéder 28 jours, y compris pour la méthadone sous forme de sirop (pas de date de fin du sipositif).
Médicaments stupéfiants ou relevant du régime des stupéfiants : lorsque la durée de validité de la dernière ordonnance est expirée et afin d'éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient, les pharmacies ayant préalablement dispensé ces médicaments au patient, peuvent, avec l'accord écrit du prescripteur, dispenser, dans le cadre de la posologie et des modalités de fractionnement initialement définies par le prescripteur, un nombre de boîte par ligne d'ordonnance garantissant la poursuite du traitement. Le prescripteur peut assortir l'accord écrit d'une nouvelle prescription, s'il estime nécessaire une adaptation de la posologie. La délivrance peut être assurée pour une période maximale de 28 jours. Elle est renouvelable jusqu’au 11 juin 2020.

Délivrance de médicaments de rétrocession en officine :
Lorsqu'un patient est dans l'impossibilité de se déplacer dans les locaux de la PUI pour se procurer un médicament : la pharmacie d'officine proche de son domicile de son choix transmet par voie dématérialisée une copie de l'ordonnance à la PUI qui a procédé au dernier renouvellement du médicament. La PUI procède à la dispensation, la facturation et la préparation du traitement (emballage qui garantit la confidentialité du traitement et la bonne conservation), avant de le confier à un grossiste répartiteur en capacité d'assurer, dans les meilleurs délais, la livraison du médicament à la pharmacie d'officine désignée. Le pharmacien d'officine délivre le médicament sur présentation de l'ordonnance. Il appose sur l'ordonnance le timbre de l'officine et la date de délivrance. Une copie de l'ordonnance timbrée et datée est adressée en retour à la PUI (arrêté du 23 mars 2020 - Fiche pratique du Ministère du 24 mars 2020).

Renouvellement exceptionnel de produits ou de prestations:
Dans le cadre d'un traitement chronique, à titre exceptionnel, lorsque la durée de validité d'une ordonnance renouvelable est expirée et afin d'éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient, le pharmacien d'officine, le prestataire de services ou le distributeur de matériel peut délivrer, jusqu'au 11 juin 2020, dans le cadre de la prescription initialement prévue, un volume de produits ou de prestations garantissant la poursuite du traitement jusqu'à la fin de l'état d'urgence sanitaire (arrêté du 23 mars 2020). Les produits ou les prestations relevant de ce renouvellement exceptionnel figurent à l'annexe de l'arrêté.

Paracétamol injectable :
Par dérogation à l'article L.5121-82 du CSP, les spécialités pharmaceutiques à base de paracétamol sous une forme injectable peuvent être dispensées dans le cadre de leur AMM, par les PUI, sur présentation d'une ordonnance émanant de tout médecin portant la mention “Prescription dans le cadre du covid-19”, pour permettre la prise en charge de la fièvre et de la douleur des patients atteints ou susceptibles d'être atteints par le virus SARS-CoV-2 et dont l'état clinique le justifie (Décret du 11 Mai 2020). Lorsqu'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes dispose d'une PUI, celle-ci peut se procurer la spécialité auprès de l'industriel ou auprès d'une PUI d'un établissement de santé.

Rivotril® : 
Par dérogation à l'article L.5121-12-1 du CSP, le Rivotril® sous forme injectable peut faire l'objet d'une dispensation, par les pharmacies d'officine en vue de la prise en charge des patients atteints ou susceptibles d'être atteints par le virus SARS-CoV-2 dont l'état clinique le justifie sur présentation d'une ordonnance médicale portant la mention “Prescription Hors AMM dans le cadre du covid-19”.
Lorsqu'il est prescrit en dehors de l'AMM, le médecin se conforme aux protocoles exceptionnels et transitoires relatifs à la prise en charge de la dyspnée et à la prise en charge palliative de la détresse respiratoire, établis par la société française d'accompagnement et de soins palliatifs (Décret du 11 Mai 2020).

TROD angine :
Il est demandé aux officines de ne pas effectuer de TROD angine pour ne pas inciter les personnes infectées à venir en officine pour des symptômes possiblement en lien avec le COVID19 (information).

Plaquenil (hydroxychloroquine) en officine :
Plaquenil est inscrit sur la liste II des substances vénéneuses. Il doit être dispensé que sur présentation d’une ordonnance, et uniquement pour les prescriptions initiales émanant des rhumatologues, internistes, dermatologues, néphrologues, neurologues et pédiatres et les renouvellements d’ordonnance émanant de tout médecin (site de l'ANSM - Décret du 25 mars).
Par dérogation à l'article L.5121-8 du CSP,  l'Hydroxychloroquine peut être prescrite, dispensée et administrée sous la responsabilité d'un médecin aux patients atteints de covid-19, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile. Ces prescriptions interviennent, après décision collégiale, dans le respect des recommandations du Haut conseil de la santé publique et en particulier, de l'indication de pneumonie oxygéno-réquérante ou d'une défaillance d'organe. (Décret du 11 Mai 2020)

Kaletra et son générique (lopinavir/ritonavir) :
Ils doivent être dispensés sur présentation d’une ordonnance, et uniquement les prescriptions initiales hospitalières et les renouvellements d’ordonnance émanant de tout médecin, comme habituellement (site de l'ANSM - Décret du 25 mars).
Par dérogation à l'article L.5121-8 du CSP,  l'association lopinavir/ritonavir peut être prescrite, dispensée et administrée sous la responsabilité d'un médecin aux patients atteints de covid-19, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile. Ces prescriptions interviennent, après décision collégiale, dans le respect des recommandations du Haut conseil de la santé publique et en particulier, de l'indication de pneumonie oxygéno-réquérante ou d'une défaillance d'organe. (Décret du 11 Mai 2020)

Oxygène :
En cas de difficulté d'approvisionnement en concentrateur d'oxygène individuel et afin d'assurer la continuité des soins, la source d'oxygène pour le forfait hebdomadaire “1128104 - Oxygénothérapie à court terme, OCT 3.00” peut être remplacée par :
- Des bouteilles d'oxygène gazeux avec mano-détendeur et débitmètre adapté aux besoins du patient ;
- De l'oxygène disposant d'une autorisation de mise sur le marché à l'aide de bouteilles, à partir d'un réservoir d'oxygène liquide de contenance inférieure à 60 litres ;
- De l'oxygène liquide issu du fractionnement par une structure dispensatrice d'oxygène à domicile, à partir d'un réservoir fixe ou mobile rempli ou mis à sa disposition par un établissement pharmaceutique de fabrication de l'oxygène médicinal ;
- Une bouteille d'oxygène gazeux, dans l'hypothèse où le concentrateur est en panne, et en tant que source de secours ;
- Des bouteilles d'oxygène gazeux en tant que source mobile pour permettre la déambulation. (Arrêté du 18 mai 2020 complétant l'arrêté du 23 mars 2020).

Appareillage du trachéostome après laryngectomie ou pharyngo-laryngectomie totale :
Eu égard à la situation sanitaire, les cassettes à usage unique PROVOX MICRON de la société ATOS MEDICAL SAS (ATOS) pour prothèse respiratoire et phonatoire à usage unique pour laryngectomisés totaux porteurs ou non d'implant phonatoire peuvent être prises en charge selon l'indication suivante : “appareillage du trachéostome chez des patients porteurs ou non d'implant phonatoire après laryngectomie totale ou pharyngo-laryngectomie totale”.
Ces cassettes sont prises en charge sur prescription médicale. La durée maximale de prescription est d'un mois, renouvelable deux fois. La dispensation peut se faire dans la limite d'une boîte de 30 unités par mois. Le tarif de responsabilité est de 200 euros TTC. Le pharmacien, le prestataire de services ou le distributeur de matériels porte sur l'ordonnance la mention suivante : “prise en charge exceptionnelle au titre de la crise sanitaire”. (Arrêté du 18 mai 2020 complétant l'arrêté du 23 mars 2020).

Risques relatifs à l’auto-médication (AINS, corticoïdes…) et traitements habituels :

Réseau Français des Centres Régionaux de Pharmacovigilance et le département de Pharmacologie du CHU de Bordeaux ont réalisé un site afin de permettre aux patients d’obtenir une réponse claire sur les risques relatifs à l’auto-médication (AINS, corticoïdes…) et ses traitements habituels ici.
Retrouvez les questions/réponses de la Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique, en partenariat avec le Réseau Français des Centres Régionaux de Pharmacovigilance, le Collège National des Enseignants de Thérapeutique et le Collège National de Pharmacologie Médicale ici.

Solutions hydro-alcooliques (SHA) :
Désormais, les solutions hydro-alcooliques peuvent être préparées par les pharmacies d'officines et les PUI, en cas de rupture d'approvisionnement (arrêté du 23 mars 2020).

Le renouvellement d'ordonnances par les infirmiers :
Lorsque la durée de validité d'une ordonnance prescrivant des soins infirmiers est expirée et afin d'éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient, l'infirmier peut poursuivre dans les conditions prévues par la prescription initiale plusieurs types de soins et ce dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire (arrêté du 23 mars).

Substitution des DM :
En cas de rupture avérée d'un DM nécessaire à la continuité des soins d'un patient dont l'interruption pourrait être préjudiciable, le prestataire de services, le distributeur de matériel ou le pharmacien d'officine délivrant peut substituer le DM indisponible par un autre DM ayant un usage identique, disposant de spécifications techniques équivalentes, inscrit sur la LPPR et n’entrainant pas de dépenses supplémentaires pour le patient et l'assurance maladie.
Cette substitution est subordonnée à l'accord préalable du prescripteur et à l'information du patient. Le pharmacien, le prestataire de services ou le distributeur de matériel porte sur l'ordonnance une mention précisant le nom du DM délivré, sa marque ainsi que son numéro de série et de lot (arrêté du 1 avril). 

Renouvellement des stylos à adrénaline Epipen®, Anapen®, Emerade®, Jext® et spécialités à base de glucagon (Glucagen®, Glucagenkit®) :
Les pharmaciens sont autorisés à délivrer ces spécialités aux patients se présentant à l’officine avec une ordonnance datant de moins d’un an ou rapportant l’emballage d’un stylo récemment utilisé ou périmé. Le pharmacien enregistre la délivrance sur l’ordonnancier en indiquant qu’il s’agit d’une délivrance exceptionnelle dans le contexte COVID. Il informe le médecin prescripteur de cette délivrance. Retrouvez ces informations sur fiche du ministère des solidarités et de la santé à destination des pharmaciens disponible ici.

Délivrance des contraceptifs :

Compte tenu de la nécessité de permettre une continuité de d’accès aux contraceptifs, les pharmaciens peuvent délivrer des contraceptifs sur la base d’une ordonnance périmée datant de plus de un an, soit antérieure à mars 2019. La délivrance peut être réalisée pour une durée de 3 mois. Le pharmacien mentionne sur l’ordonnance qu’il s’agit d’une délivrance dérogatoire COVID-19. Retrouvez ces informations sur fiche du ministère des solidarités et de la santé à destination des pharmaciens disponible ici.

Mesures concernant l'interruption volontaire de grossesse :

La première prise des médicaments nécessaires à la réalisation d'une interruption volontaire de grossesse par voie médicamenteuse peut être effectuée dans le cadre d'une téléconsultation avec le médecin ou la sage-femme. La prescription mentionne le nom de la pharmacie d'officine désignée par l'intéressée. Le médecin ou la sage-femme transmet une copie de cette prescription à cette pharmacie. les spécialités pharmaceutiques indiquées peuvent être délivrées directement à la femme concernée par la pharmacie d'officine désignée par cette dernière, dans un conditionnement adapté à une prise individuelle (arrêté du 14 avril 2020 - Fiche consultation de télémédecine pour les IVG médicamenteuses avant 9 SA pour les femmes majeures).

Les interruptions volontaires de grossesse pratiquées par voie médicamenteuse par un médecin ou une sage-femme peuvent être réalisées jusqu'à la fin de la septième semaine de grossesse, dans le respect du protocole établi par la Haute Autorité de santé. Les spécialités pharmaceutiques à base de mifepristone et celles à base de misoprostol peuvent être prescrites, en dehors du cadre de leur AMM, notamment quant au nombre de jours d'aménorrhée, à la posologie et à la voie d'administration. Le pharmacien délivre les spécialités pharmaceutiques indiquées dans l'interruption volontaire de grossesse par voie médicamenteuse dans un conditionnement adapté à une prise individuelle (arrêté du 14 avril 2020 Fiche IVG médicamenteuse : conditions de délivrance des médicaments aux femmes dont les mineures à l'officine).

Informations et conseils :
L’Ordre des pharmaciens actualise régulièrement sur son site Internet des foires aux questions pour vous aider à gérer cette situation exceptionnelle à l’officine ici.

Cespharm.fr, un site réalisé par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens propose plusieurs fiches à destination des pharmaciens d'officine :
- Covid-19 - Dispositif dérogatoire au renouvellement exceptionnel à l'officine ici.
- Covid-19 - Traitements chroniques dispensés par les PUI : mise à disposition des patients - fiche disponible ici.
- Covid-19 - Médicaments et produits de santé à l'officine : dispensations dérogatoires ou encadrées - recommandations disponibles ici.
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Formation Sécurisation du circuit des produits de santé
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