Observatoire du médicament, des dispositifs médicaux et de l'innovation thérapeutique

Protocole d'antibioprophylaxie en chirurgie

L'OMEDIT vous propose un protocole régional sur les bonnes pratiques en antibioprophylaxie chirurgicale.

RANCH
Dans le cadre du plan d'actions de l'EPP Régionale sur l'ANtibioprophylaxie en CHirurgie (RANCH), l'OMEDIT et le groupe de travail de l'EPP mettent à votre disposition un protocole régional d’antibioprophylaxie, validé par l’Observatoire des Antibiotiques de l’OMEDIT et non limité aux actes évalués dans l’EPP. La dernière version prend en compte l'actualisation de 2017 des recommandations de la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation (SFAR).

Le protocole est disponible en libre accès ici (version V5, mise en ligne le 06/08/2018).

Protocole ABP

Conformément aux recommandations de la SFAR actualisées en 2017, les recommandations régionales pour l’antibioprophylaxie chirurgicale s’appuient sur :
  • La prise en compte de l’écologie bactérienne et des taux d’infections du site opératoire qui permettent l’établissement de protocoles locaux après accord entre chirurgiens, anesthésistes-réanimateurs, infectiologues, microbiologistes et pharmaciens.
  • La nécessité de limiter la prescription en antibioprophylaxie des molécules utilisées en antibiothérapie curative afin d’en préserver l’efficacité, impératif national de santé publique pour limiter l’émergence de souches résistantes.
Ces propositions régionales pour l’antibioprophylaxie chirurgicale de certains actes peuvent donc, en pratique, différer des avis d’experts émis lors de l’actualisation de 2017 par la SFAR. Il revient à chaque établissement d’établir sa propre politique d’antibioprophylaxie, en prenant en compte ces recommandations régionales.

Pour rappel, en 2016, 26 établissements de la région avaient participé au 1er tour de l'EPP RANCH (résultats disponibles ici). 

Les messages clés issus de ces résultats sont les suivants :
  • L’association Amoxicilline/Acide clavulanique est encore trop utilisée. Cette association doit être évitée à tout prix en antibioprophylaxie pour préserver son efficacité en thérapeutique humaine.
  • La durée de la prescription doit être la plus courte possible et adaptée à la durée de l’intervention. 
  • Pour rendre l’antibioprophylaxie efficace et empêcher au maximum le développement d’une infection, il convient de rappeler deux points essentiels :
    • L’injection de l’antibioprophylaxie doit absolument être réalisée dans un délai de 60 à 0 minutes avant l’incision.
    • Le nombre de réadministrations doit être ajusté en fonction de la durée opératoire et ce jusqu’à « fermeture du patient ».
  • Les recommandations nationales incitent les professionnels à adapter celles-ci à leur écologie bactérienne locale : le protocole régional proposé par l’OMEDIT depuis 2017 va dans ce sens et l’évolution des recommandations nationales (SFAR 2017 mises à jour en 2018) tend à converger sur certains points.
 
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